Un couple examine avec une courtière immobilière une tablette et une carte du quartier, devant plusieurs maisons d’un secteur résidentiel québécois en été.

Plus de propriétés à vendre au Québec : qu’en est-il dans votre secteur?

August 03, 20264 min read

Les acheteurs qui consultent actuellement les propriétés à vendre peuvent avoir l’impression que le choix s’est élargi. Cette impression correspond d’ailleurs à la tendance observée à l’échelle provinciale.

Selon les statistiques de Centris pour le deuxième trimestre de 2026, le nombre d’inscriptions résidentielles en vigueur au Québec a augmenté de 13 % comparativement à la même période l’année précédente. Pendant ce temps, le nombre de ventes a diminué de 5 %.

Ces données peuvent sembler indiquer que le marché devient automatiquement plus favorable aux acheteurs. La réalité mérite toutefois d’être nuancée.

Plus de choix ne signifie pas nécessairement une baisse des prix

Une augmentation du nombre de propriétés offertes permet généralement aux acheteurs de comparer davantage de possibilités. Ils peuvent prendre en considération plusieurs secteurs, caractéristiques et fourchettes de prix avant de faire leur choix.

Cela ne signifie pas pour autant que les prix diminuent partout.

Dans le marché de l’unifamiliale au Québec, les inscriptions en vigueur ont augmenté de 11 % au deuxième trimestre, tandis que le prix médian a progressé de 4 % pour atteindre 523 750 $. La moyenne de jours sur le marché a même diminué de quatre jours, pour s’établir à 38 jours.

Autrement dit, malgré une offre plus abondante, les propriétés unifamiliales bien situées, bien présentées et offertes à un prix réaliste peuvent encore susciter rapidement l’intérêt des acheteurs.

La copropriété présente un portrait différent. Les ventes ont diminué de 9 %, alors que les inscriptions en vigueur ont progressé de 19 %. Le prix médian a augmenté de seulement 1 % et le délai de vente moyen s’est allongé de cinq jours.

Ces différences démontrent l’importance de ne pas interpréter le marché résidentiel comme un seul ensemble uniforme.

En immobilier, le marché est d’abord local

Les statistiques provinciales permettent de comprendre une tendance générale, mais elles ne décrivent pas nécessairement ce qui se passe dans votre quartier.

Le marché de Montréal peut évoluer différemment de celui de Québec, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de Lanaudière ou de la Mauricie. Des variations importantes peuvent même être observées entre deux municipalités voisines ou entre différents quartiers d’une même ville.

Le type de propriété influence également le portrait. Une maison unifamiliale, un condo et un plex ne s’adressent pas aux mêmes acheteurs et ne réagissent pas toujours de la même manière aux conditions économiques.

Avant de tirer une conclusion, il est donc préférable d’examiner :

  • Le nombre de propriétés comparables offertes dans le secteur;

  • Les ventes réalisées récemment;

  • Les prix médians locaux;

  • Le délai de vente moyen;

  • L’évolution du nombre d’inscriptions;

  • Le type de propriété recherché;

  • La demande dans la fourchette de prix visée.

Centris permet de consulter gratuitement les statistiques immobilières par municipalité et par région. Cet outil constitue un bon point de départ pour mieux comprendre la réalité du secteur qui vous intéresse.

Ce que cette évolution signifie pour un acheteur

Pour un acheteur, une offre plus abondante peut représenter une occasion de mieux comparer les propriétés et de préciser ses critères. Il demeure néanmoins important de faire préparer sa préautorisation hypothécaire et de déterminer un budget réaliste avant de commencer sérieusement les visites.

Une propriété attrayante et correctement positionnée peut encore se vendre rapidement. Disposer de plus de choix ne signifie donc pas qu’il faut attendre indéfiniment avant de prendre une décision.

L’été offre aussi certains avantages pour les visites. La luminosité, l’aménagement paysager, l’état des surfaces extérieures et la circulation dans le quartier sont souvent plus faciles à observer. Ce sont des éléments qui peuvent compléter l’analyse financière et aider l’acheteur à prendre une décision plus éclairée.

Et pour un propriétaire qui pense vendre?

L’augmentation du nombre d’inscriptions rappelle aux vendeurs que les acheteurs peuvent comparer davantage de propriétés.

Une résidence doit donc être préparée avec soin et offerte à un prix cohérent avec son marché local. Se fier uniquement à la hausse provinciale du prix médian pourrait mener à une estimation trop optimiste, particulièrement si l’offre augmente rapidement dans le secteur.

Les statistiques fournissent un portrait général, mais elles ne tiennent pas compte de l’emplacement précis, de l’état, des rénovations, du terrain et des caractéristiques particulières de chaque propriété. Une analyse comparative locale demeure nécessaire pour établir un prix réaliste.

Conseil d’expert : ne demandez pas seulement si le marché monte ou descend. Demandez plutôt comment évolue le marché des propriétés comparables à la vôtre, dans votre secteur et votre gamme de prix.

Préparez votre projet pendant qu’il reste encore de l’été

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Même si votre projet doit se concrétiser à l’automne, les dernières semaines de l’été constituent un excellent moment pour vous informer et commencer votre préparation.

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Auteur - Marc-André Desbiens, courtier immobilier résidentiel et commercial